Potiron et potimarron, légumes de saison

L’automne s’installe avec ses couleurs chaudes et chatoyantes. Les arbres se parent de teintes brunes et orangées, tout comme ces magnifiques légumes que sont les potirons et les potimarrons. Il nous faut rendre hommage aux Conquistadors qui ont répandu en Europe la culture des différentes espèces de courges au XVème siècle, en les ramenant d’Amérique du sud. On les récolte à complète maturité d’octobre à janvier. On les choisit sans tache, sans meurtrissure, sans entaille, avec une peau bien brillante.

La chair du potimarron a un goût de châtaigne et de noisette. Il s’agit d’un légume très peu calorique, car il contient 90% d’eau. Mais, comme son index glycémique est élevé, il ne faut pas en abuser si on souhaite perdre du poids. Il reste cependant un légume magique. Il est en effet très riche en vitamines A, C, D et E, en oligoéléments, en minéraux (calcium, fer, magnésium, phosphore, potassium, silicium, sodium). De plus il est très riche en antioxydants, en particulier en carotène. Il en contient deux fois plus que la carotte. Plus sa couleur est orangée, plus il en contient. Cette particularité en fait le légume idéal pour la santé de la peau et pour l’éclat du teint. Il est riche en acides aminés essentiels, en amidon, en sucres naturels, en fibres, notamment en pectine qui permet de piéger le cholestérol et donc de moins en absorber. 

Le potiron a un goût sucré et une texture onctueuse. Il est lui aussi peu calorique et on le mettra facilement aux menus de l’automne. Il contient beaucoup d’eau, de fibres, de carotène, de vitamine B, mais très peu de vitamine C. C’est un légume tonique et vivifiant qui trouve naturellement sa place dans les états de fatigue, de surmenage  ou de convalescence. Il est, de plus, diurétique, sédatif, laxatif, expectorant et vermifuge. Ses propriétés sont utilisées pour faire baisser la tension artérielle, le cholestérol, le taux de sucre dans le sang. Ses graines sont consommées séchées ou grillées. On en tire une huile très appréciée. On les utilise dans le traitement des maladies de la prostate, de la vésicule biliaire, des calculs rénaux ou pour se débarrasser d’un ver solitaire. Ses fibres, bien tolérées, facilitent le transit intestinal.

Aliments hypocaloriques et riches en micronutriments, on les prépare comme des légumes ou en dessert. On peut en effet les déguster en soupe, en purée, cuits à la vapeur ou à l’étuvée, en gratin, en tarte, en tourte, en confiture. Leur cuisson doit être assez courte, avec juste un peu d’eau pour éviter les pertes gustatives et nutritionnelles. Faites les goûter à vos enfants. S’ils ont du mal à apprécier les légumes, je suis certain que, comme vous, ils découvriront avec plaisir leur saveur.

 

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