Le Quinoa

Le quinoa est une plante qui est cultivée depuis plus de 5000 ans sur les hauts plateaux d’Amérique du Sud. C’est pour cette raison qu’on l’appelle « le riz des Incas ». Il a été à la base de l’alimentation des civilisations précolombiennes qui lui donnèrent le nom de « mère de toutes les graines ». Les Nations Unies proclament 2013 comme « l’année internationale du quinoa » afin d’attirer l’attention de tous sur le rôle que joue cette plante dans la sécurité alimentaire et la nutrition au niveau mondial.

Contrairement à ce que l’on croit, le quinoa n’est pas une céréale, mais une pseudo céréale. Il s’agit, en fait d’une plante herbacée de la famille des betteraves et des épinards. Sa graine rappelle celle du millet, et elle a un petit goût de noisette.

Le quinoa est très digeste car il contient peu de lipides, et surtout pas de gluten, ce qui est particulièrement interessant pour toutes les personnes qui présentent des intolérances ou des allergies alimentaires. Il contient 70% de glucides, mais aussi des protéines et du fer, ce qui explique son importance dans les régimes végétariens. Il s’agit cependant de fer végétal, moins disponible que le fer d’origine animale. Il contient également des acides aminés essentiels et des fibres grâce auxquelles il normalise les taux de sucre et de cholestérol.

Pour un bon équilibre nutritionnel il faut l’alterner avec d’autres céréales. Afin de mieux le digérer, il faut bien le laver avant de le préparer, au moins deux fois à grande eau. Cela lui permet d’être débarrassé de la saponine qui le recouvre.

Tout le quinoa que nous consommons ne vient pas d’Amérique du sud. Il existe une production française, en particulier en Anjou. Il peut être blanc, rouge, avec une touche de noisette ou noir, laissant en bouche une légère amertume.

Sa cuisson se fait la plupart du temps, après l’avoir soigneusement lavé, dans de l’eau bouillante salée et en le remuant régulièrement. Pour être certain qu’il soit cuit il faut que l’on puisse observer un petit germe qui ressort en surface. Il est recommandé de le relaver une fois encore après cuisson et le consommer ensuite, soit froid en salade, en taboulé avec beaucoup d’herbes, des épices et du jus de citron, soit au four, à la poêle, à la façon d’un risotto ou comme du riz pilaf, revenu dans un peu d’huile chauffée dans une poêle, ce qui va rehausser son goût.

Il accompagne aussi bien les viandes que les poissons. Dans la cuisine végétarienne il accompagne d’autres légumes. Certains font même des gâteaux avec du quinoa.

Quelle que soit sa préparation, régalez vous !

 

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